Ordre Folklorique des jedis guindailleurs

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 la faluche

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matrik
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MessageSujet: la faluche   Mar 22 Mai - 3:42




Le 12 juin 1888 les étudiants parisiens sont invités à fêter les 800 ans de l'université de Bologne. La délégation française, avec leurs vêtements sombres égayés d'une cocarde à la boutonnière et d'un ruban en sautoir aux couleurs de la ville de Paris, émerveillée par la plus grande rencontre de costumes et de coiffures écolières du monde, se sentit "pauvre". En effet, on pouvait y voir défiler toutes les formes de costumes et de coiffures des étudiants européens : les pennes des étudiants belges de facultés laïques, les Espagnols arboraient les tunas et leur capes à rubans, signe de leur appartenance à une université précise, les coiffes allemandes, larges casquettes plates sans rebords, les minces képis à petites visières des étudiants suisse, le chapeau façon Louis XI des étudiants italiens, etc. Elle décida donc d'arborer une coiffure spécifique pour les étudiants français présents. Elle choisit le béret de velours noir des habitants de la région bolonaise en souvenir du congrès qui fut, parait-il, magnifique.

Mais c'est lors du retour de la délégation à Paris, que la faluche est réellement lancée. Son port s'est généralisé lors du VIème centenaire de l'université de Montpellier. À l'origine, elle était portée vierge puis sont apparus le ruban circulaire, les insignes, les rubans…

Les codes, d'abord transmis oralement, divergeaient selon les universités. C'est pourquoi une synthèse fut faite à Lille le 8 mars 1986 ; celle-ci est inspirée du code toulousain. Il fut adopté comme code national en 1986 à Toulouse et c'est à ce moment là que débute la notion de Grand Maître. Puis en 1988, lors du centenaire de la Faluche à Reims, est édité un nouveau code plus complet tenant compte des particularités montpelliéraines.

Les couleurs et insignes portés sur la faluche retracent la vie de l'étudiant. Un code écrit permet d'assurer une homogénéité au sein du mouvement faluchard afin que chaque étudiant puisse « lire » la faluche et ainsi connaître le parcours de chaque personne.
Une synthèse des différents codes régionaux est réalisée le 8 mars 1986 à Lille. Le descendant de ce code national est remis à jour chaque année depuis le centenaire de la faluche en 1988.

La faluche de l’U.L.B. :Jean Dratz n’immortalisa que des faluches de l’ULB dans ses chansons estudiantines, délaissant la penne pourtant présente. En 1905, on porte beaucoup plus la penne que la faluche qui disparut totalement en 1950.

La faluche liégeoise :C’est après avoir vécu une forme de bizutage que dans l’école du secondaire d’armurerie Léon Mignon, depuis approximativement 1960 et ce pendant une dizaine d’années, se décerna la faluche. Elle y fut remplacée ensuite par des pennes brunes, mais l’Association Générale des Etudiants de Liège mit un frein à ces pratiques. Cela révolta un peu les étudiants car plus de 90% des élèves y étaient d’origine française, et la plupart de ceux-ci possédaient déjà leur baccalauréat ! Mais il faut laisser aux universitaires ce qui est leur marque distinctive.

L’étudiant ne se découvre pour personne lorsqu’il est « en faluche ». Ce bonnet disparaîtra peu de temps après la première guerre. Il réapparaîtra sans grand succès après 1945, lors des congrès de l’Association des Etudiants d’Expression Française.

Le Fond Jean-Denys Boussart a placé sur le net une collection de faluches liégeoises anciennes. L’une d’elles provient visiblement de la Faculté de Pharmacie, ce qui semble logique puisque le Chant de Pharma et celui de l’école d’armurerie sont sur le même air, et seuls changent quelques mots. Ce chant semble issu d’un chant faluchard français d’étudiants en pharmacie.


A voir : http://florent.jault.free.fr/
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matrik
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MessageSujet: Re: la faluche   Dim 21 Déc - 23:52

La faluche a aussi un autre nom : le béret de Bohème.
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MessageSujet: En Belgique... la faluche se nomme "la flatte"   Lun 2 Fév - 10:41

Sources reprises du forum : http://ciba.forumactif.com/

Mich a écrit:
oui, j'en e sais pas très bien comment l'appeler alors je l'ai décrite du mieux que je peux.


donc, je n'ai malheureusement pas beaucoup d'informations à leur propos, mais je sais qu'il s'agit d'un cercle régional des haute écoles Catholiques Flamandes de Bruxelles.

le cercle en sois regroupe les étudiants de la Flandre de l'ouest (West-Vlaanderen) qui étudient à bruxelles (principalement à la haute école EHSAL).

il portent une faluche, mais je ne leur ai pas demandé l'historique (ces gens étant presque tous des gens imbus de leur personne et pas du tout ouverts à l'échance ou la rencontre)


une photo :

Syllabus II Guindaille à paraître un jour a écrit:



La faluche liégeoise
C’est après avoir vécu une forme de bizutage que dans l’école du secondaire d’armurerie Léon Mignon, depuis approximativement 1960 et ce pendant une dizaine d’années, se décerna la faluche.
Elle y fut remplacée ensuite par des pennes brunes, mais l’Association Générale des Etudiants de Liège mit un frein à ces pratiques.
Cela révolta un peu les étudiants car plus de 90% des élèves y étaient d’origine française, et la plupart de ceux-ci possédaient déjà leur baccalauréat ! Mais il faut laisser aux universitaires ce qui est leur marque distinctive.

L’étudiant ne se découvre pour personne lorsqu’il est « en faluche ».
Ce bonnet disparaîtra peu de temps après la première guerre.
Il réapparaîtra sans grand succès après 1945, lors des congrès de l’Association des Etudiants d’Expression Française.

Le Fond Jean-Denys Boussart a placé sur le net une collection de faluches liégeoises anciennes. L’une d’elles provient visiblement de la Faculté de Pharmacie, ce qui semble logique puisque le Chant de Pharma et celui de l’école d’armurerie sont sur le même air, et seuls changent quelques mots.
Ce chant semble issu d’un chant faluchard français d’étudiants en pharmacie.



Le béret d’Art

L’école St-Luc de Liège décerne ce qu’ils nomment « Bérets d’Art », qui sont en fait des faluches à visière.
guinness a écrit:


alors.....voilà le pere castor qui va vous conter l'histoire des faluches a lidje....

en 1963 l'école d'armurerie cise rue léon Mignon a liège (école dont la section armurerie acceulle 80 à....100% d'élèves français) s'est formé une sorte de petit "comité" de "bizutage" pour les nouveaux...

cette association a été lancée par des élèves ayant déjà une faluche et qui sont venus chez nous (et non à saint étienne en france, autre école d'armurerie renommée) pour avoir le diplome en plus d'un CAP.

au départ...rien de bien spécial,juste des épreuves rigolottes puis ils ont distribué des faluches avec un ruban brun si je me rappelle bien....

leur chant est repris du chant des pharmas (le francais comme le belge, air identique)

(refrain)
c'est nous les armuriers qui vennons vous trouver
du fond de notre école pour vous administrer
des bonnes queues de détente, la poudre a faire bander
la bonne graisse de canon pour mieux faire pénétrer
la pine dans l'con comme l'étui dans la chambre

un armurier vaut mieux que 10 graveurs
son gros bédane vaut mieux que leurs burins
nous quand on lime, ce n'est pas pour polir
a la batarde on va vous dégrossir oui dégrossir!!!

(refrain)


mais non mais non, liège n'est pas mort
mais non mais non, liège n'est pas mort
car il bande encore
car il bande encore

bandez vos arcs...santé

au tout début des 80's ils ont donné des pennes, en effet, liège était une ville essentiellement pennée, ils ont fait des pennes...pennes brunes (pour ne pas entrer en conflit avec les regles des pennes blanches, bordeau,noires et vertes)

ce qui a eu le don de faire chier les comitées de l'époce car...l'école d'armurerie était en secondaire même si tous les français avaient déjà leur bac ou tout du moins 1 ou 2 années de sup.

en 1985 interdiction de délivrer des pennes pour l'école d'armurerie.

le dernier "président" connu de ce "comité-cercle" fut quentin lefloch..un breton pure tradition... en 1985.

c'est con, ils auraient continué a donner des faluches, ça existerait encore.


en 2002, deux étudiants de l'école ont tenté de relancer le comité avec mon aide (car il y a une 7° année qui prévaut une 1° candi...pour les français) mais bon, les frenchies de maintenant sont tous des fils a papa et n'osent mêmeplus venir dans le carré.

il est loin le temps où la section armurerie descendait dans le carré en troupeau de 150 personnes

c'était mieux avant j'vous le dit ma bonne dame

ceci cloture le volet faluche liégeoise....

sinon au CBA (comité des beaux arts) nous avons des berets d'art...

en gros, une faluche avec une penne.

ça ne s'appelle pas penne faluchée (comme on l'entend souvent chez les porteurs de calotte) mais bien beret d'art.

ils existent depuis 8 ou 9 ans je pense et ont été créé pour se fouttre de la poire des archis de saint luc (ceux la même qui ont viré les "artistes" de leur comité d'architectes) afin de faire une différence entre art et architecture.

la faluche est noire, le ruban est orange et gris

Syllabus II Guindaille à paraître un jour a écrit:

La faluche de l’U.L.B.

Jean Dratz n’immortalisa que des faluches de l’ULB dans ses chansons estudiantines, délaissant la penne pourtant présente.
En 1905, on porte beaucoup plus la penne que la faluche qui disparut totalement en 1950.

Faluche à Gembloux!
Kitty! a écrit:
début du XXe siècle, si je me souviens bien..


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MessageSujet: Re: la faluche   Lun 2 Fév - 11:07

Ne pas confondre la flatte avec la casquette grand ducale!

Les Grand-ducaux ont porté la flatte avant de revenir à la casquette.
La flatte, c'est avant tout une faluche. Chez les flamingants (les indépendantistes) celle-ci est brune, chez les luxembourgeois, elle était bleue comme leur casquette. Ils l'ont laissée tomber au sortir de la guerre de peur d'être traités de collabos à cause des actes flamingants.

Source : http://www.louvain.lu/historique/historique17.htm
Flattes flamigantes :

Le nom de flatte fut cité dans le Io Vivat par Jacques Koot.

Le béret de Bohème

« Ils vont par groupe, jeunes et gais, les uns débraillés, les autres pimpants et coquets, coiffés de béret de velours et faisant tournoyer des cannes jaunes de faux jonc. »
Ce couvre-chef devint ensuite celui des étudiants flamingants de Louvain (couleur grenat).


La flatte

« L’arrivée des premières coiffures des flamingants à Louvain provoqua la recherche d’un moyen de les disqualifier.

On baptisa ce couvre-chef du nom peu esthétique de « Flatte » pour rappeler l’excrément que la vache dépose sur le pré. »

A Bruxelles, un béret nommé « Flatte » est toujours décerné de nos jours dans une école d’art privée francophone.

Enfin, voici un site qui est une montagne d'infos sur le folklore, créé par Touffe (ULB Agro 1986). http://www.quevivelaguindaille.be/

Le lien de l'image mène à un historique de l'évolution des coiffes des demoiselles sur l'ULB.





Que la guindaille soit avec vous!
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